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Journée internationale de la femme
 
Centre d’accueil de l'espoir, la main tendue de la SCDP

La 20émé édition de la Journée Internationale de la femme qui s’est célébrée le 08 mars dernier et donc le thème a porté sur « l’égalité de genre un acquis à consolider » a été une occasion pour la gent féminine de la Société Camerounaise des Dépôts Pétroliers( SCDP) d’apporter leur soutien matériel et moral aux enfants déshérités du centre d’accueil de l’espoir.

Ce 08 Mars debout devant une audience studieuse, le petit AMOUGOU Paul Rodrigue, 13 ans, élève à l’école publique de Nsam Efoulan chétif, vêtu d’une chemise percée de petits trous, d’un pantalon quelconque, le jeune Rodrigue en compagnie de ses complices racontent depuis près d’une dizaine de minutes l’histoire d’un homme atteint du VIH/Sida. L’histoire d’un homme malade rejeté par sa famille et la société. A la suite de ce sketch, suivent des chants relatifs à la vie des orphelins de la pandémie du siècle. ces chants, exécutés par des jeunes filles lancent un appel. « Nous n’avons plus de père ni de mère vous êtes notre seul soutien, ne nous abandonner pas chers parents ».

Ces sketches et ces chants sont à la fois attachants et émouvants. Les femmes de la SCDP qui constituent l’essentiel de l’audience sont choquées par les révélations. Certaines d’entres –elles laissent couler des larmes. Cette animation est une façon pour ces enfants âgés de 4 à 15 ans de souhaiter la bienvenue aux dames de la SCDP dans leur maison d’accueil : Centre d’accueil de l’espoir situé à quelques encablures de l’école publique de Nsam Efoulan. Les gamins pensionnaires du centre qui ont appris à théâtraliser la vie (l’une des activités menées au centre ) proviennent des dix provinces du Cameroun. « Ils sont issus pour la plupart des familles dont les parents seraient morts du VIH/sida » déclare sœur Brigitte Marie-Thérèse MEWOULOU coordonnatrice du centre. Et d’ajouter « Nous leur apportons de l’affection tout en prenant en charge le côté socio-éducatif et professionnel » Bien plus, poursuit-elle « Ces enfants sont au centre temporairement et pourront plus tard intégrer des familles d’accueil ».

Le rejet et la misère sont des facteurs qui favorisent l’arrivée de certains d’entre eux au centre « Après le décès de mes parents, tout le monde nous avait abandonné. Je restais avec ma sœur aînée mais les conditions de vie étaient tellement précaires, un jour à la prière j’ai rencontré une personnalité de ce pays. C’est elle qui ma conduit au centre » se rappelle EWOULOU Martin Pierre,15 ans. Pour d’autres, ce sont des menaces proférées à leur endroit par les membres de leur famille MOUALI Flavie Mélanie âgée de 15 ans suivant une formation en couture au centre explique « Après le décès de mes parents, je suis allée rester au village à Ngomezap chez mes grands parents.

Ma sœur et moi étions menacées par l‘une de ses femmes. Un jour, j’ai décidé de m’enfuir dans la nuit. Je suis arrivée à Mimboman l’un des quartier de la ville de Yaoundé. Ici j’ai fait la connaissance du père Don Bosco quelques jours plus tard, il m’a conduit au centre). Des histoires et d’autres qui provoquent de la pitié. Les femmes de la SCDP « touchées » par le sort des 40 enfants du centre d’Efoulan leur ont ouvert leur cœur en ce 08 Mars 2005 Journée Internationale de la Femme, jour d’affirmation par excellence de la tendresse des femmes matérialisation d’un don constitué des ustensiles de cuisine, et aliments pour la consommation pour ne citer que ces quelques exemples. La délégation de la SCDP qui s’est rendu au centre d’accueil de l’espoir était forte d’une cinquantaines de femmes conduite par Mme Brigitte WANDA Chef service Trésorerie à la SCDP.